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670 catastrophes naturelles à l'origine de plus de 15.000 morts depuis 2001

02/05/2011
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Fiche pratique n° 380 / 1685
"Depuis 2001, 670 catastrophes naturelles ont été enregistrées en métropole et dans les départements d'outre-mer. Elles ont été à l'origine de 15.539 morts, 96% des décès étant dus à la canicule de 2003, et ont coûté plus de 10 milliards d'euros rien qu'en dommages assurés. Fortes tempêtes, canicules, inondations, cyclones tropicaux... : depuis 2001, 670 catastrophes naturelles ont été enregistrées en métropole et dans les départements d'outre-mer. Elles ont été à l'origine de 15.539 morts, 96% des décès étant dus à la canicule de 2003, et ont coûté plus de 10 milliards d'euros rien qu'en dommages assurés. Ces chiffres sont tirés du bilan décennal des catastrophes naturelles en France réalisé par le cabinet d'étude Ubyrisk Consultants. ""Avec 92 événements recensés, l'année 2001 apparaît comme la plus sinistrée suivie par l'année 2003 (85 événements), tandis que l'année 2005 aura été celle qui compte le moins d'événements (53)"", indique l'étude, qui insiste sur les spécificités hexagonales. ""Contrairement aux statistiques mondiales de la décennie qui montraient un net accroissement du nombre de catastrophes au cours des 5 dernières années, cette tendance ne se retrouve pas pour la France pour laquelle le nombre d'événements annuel reste stable autour de la moyenne relevée pour la décennie."" Catastrophes les plus fréquentes : les inondations Les inondations ""constituent 20% des événements"" recensés, les orages 17,5% et les avalanches 17,3%. Plus rares sont les incendies de forêts (7%), les mouvements de terrain (6%), les tempêtes tempérées (6%) ou les intempéries (5%). ""Toutes proportions gardées, cette répartition est sensiblement identique à celle prévalant à l'échelle mondiale"", remarque l'étude. "" Notre pays connaît proportionnellement moins d'événements d'origine géologique"", alors que ""les événements à origine complexe (incendies et avalanche) sont davantage représentés en France que dans le reste du monde"", la France ""étant fortement exposé[e] à ces deux aléas"". En termes de gravité, 89% des événements recensés appartiennent aux deux échelons inférieurs de la grille de qualification d'importance des événements de l'étude qui compte 7 niveaux (événements faisant moins de 5 victimes ou blessés et ayant des conséquences matérielles régionales). A l'échelle mondiale, cette part atteignait 69%. Les ""événements graves"" de niveau 3 (nombre de victimes compris entre 6 et 50 avec des dommages matériels à l'échelle régionale) représentent ""10% des catastrophes naturelles référencées en France contre 23% à l'échelle du monde"", et les catastrophes de niveaux supérieurs 4 à 6 (faisant plus de 50 victimes et des dommages matériels, de l'échelle nationale à supra-nationale) ""sont très marginales puisqu'elles ne représentent que moins de 2% des événements en France contre 10% dans le monde"". ""Sur la période étudiée, il ne semble donc pas que le niveau de gravité moyen des événements se soit accru"", constate Ubyrisk Consultants. 74 victimes par an en moyenne, hors canicule de 2003 S'agissant des victimes, si l'on exclut la canicule de 2003, ""le nombre moyen de victimes des catastrophes naturelles s'établit à 74 par an"". Toujours en excluant cette canicule, ""les avalanches - avec 194 morts - représentent plus de 26% des victimes liées aux catastrophes naturelles de la décennie écoulée"", ""les vagues de chaleur viennent en seconde position avec 137 morts (18,6% du total) suivies par les inondations qui ont causé la mort de 109 personnes (14,8% du total) et enfin les tempêtes tempérées avec 103 victimes (14% du total)"". Les événements les plus meurtriers après la canicule de 2003 sont celle de 2006, à l'origine de 133 décès, la tempête Xynthia responsable de 50 décès, les inondations dans le Var de 2010 qui ont fait 25 morts et celles du Sud de 2002 (24 morts). En termes économiques, le coût total des dommages assurés liés aux catastrophes naturelles - 13,65 milliards d'euros - est ""au minimum à multiplier par un facteur 2 si l'on souhaite prendre en compte le coût total des dommages y compris les biens non assurés (routes, forêts, infrastructures publiques…)"", précise l'étude. La tempête Klaus de 2009 a été la plus coûteuse (1,7 milliard d'euros en dommages assurés), suivie de la tempête Xynthia de 2010 (1,6 milliard d'euros) et des inondations dans le Sud en 2003 et 2002 (respectivement 740 et 665 millions d'euros). Selon Ubyrisk Consultants, il est ""justifié de considérer que le coût économique des catastrophes naturelles s'accroît notablement dans notre pays, ce qui est en accord avec la tendance observée dans les autres pays de l'OCDE"". Les communes du Sud plus exposées D'un point de vue géographique, ce sont les communes de la moitié sud de la France qui ont été les plus touchées au cours de la dernière décennie. ""A cet égard, les communes du Sud-Est et du Sud-Ouest se détachent assez nettement, puisque nombre d'entre elles ont été déclarées en état de catastrophe naturelle à plus de 5 reprises en 10 ans"", souligne l'étude. Environ 22% de l'ensemble des arrêtés de catastrophes naturelles pris depuis 1982, date de l'entrée en vigueur de la loi relative à l'indemnisation des catastrophes naturelles l'ont été durant la décennie 2001-2010, note encore le cabinet. Sur la décennie passée comme pour l'ensemble de la période depuis 1982, près de 71% de ces arrêtés ont été pris au titre des inondations et coulées de boue et 14,7% au titre des mouvements de terrain."
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