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Communication sur l'éco-performance des bâtiments : les entreprises de l'immobilier en progrès

21/01/2010
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Fiche pratique n° 311 / 1685
Novethic publie, avec le soutien de l’ADEME, le baromètre 2009 de la communication sur l’éco-performance des bâtiments. Il évalue, pour la troisième année consécutive, la qualité du reporting sur la performance énergétique et les émissions de CO2 de trois catégories d’entreprises cotées du secteur immobilier : les promoteurs, les foncières et les gestionnaires d’actifs immobiliers. S’il y a une incontestable progression de la prise de conscience de l’ensemble des acteurs, on est encore loin de disposer de données complètes sur la performance du patrimoine ou des nouveaux bâtiments des sociétés étudiées. De même, il n’est pas encore possible d’établir un lien systématique entre performance économique et performance énergétique, qui permettrait de donner une « valeur verte » aux biens immobiliers. Un enjeu bien identifié La prise de conscience des enjeux énergétiques et climatiques s’est généralisée chez les acteurs immobiliers. La progression sur ce critère du baromètre est très nette par rapport à 2008 : + 36 % pour l’ensemble des promoteurs ; + 30 % en ce qui concerne les foncières ; ce sont les gestionnaires d’actifs immobiliers qui affichent l’évolution la plus spectaculaire : + 92 %. Cette hausse, qui témoigne d’une prise de conscience de certains gestionnaires, ne doit cependant pas masquer un retard plus global dans la prise en compte des critères de performance énergétique pour leurs actifs immobiliers sous gestion. Une transparence limitée Alors que le Grenelle de l’Environnement impose des objectifs chiffrés pour 2012 de 50 kWh/ m²/an pour les bâtiments neufs, aucun opérateur ne fournit de données précises permettant de connaître la moyenne de ses performances énergétiques par m². La qualité des informations fournies par les promoteurs du panel n’a pas progressé entre 2008 et 2009, y compris Bouygues Immobilier qui obtient la meilleure note. Il en est de même pour les gestionnaires d’actifs immobiliers, à l’exception d’AEW Europe (filiale de Natixis Global AM) qui a communiqué sur des produits intégrant des critères énergétiques et/ou d’émission de gaz à effet de serre. Les foncières affichent, en revanche, une nette amélioration de la transparence sur la performance énergétique de leur patrimoine. Six d’entre elles proposent un reporting précis dans ce domaine, contre deux en 2008. A noter que Gecina, Unibail Rodamco et Accor notamment, présentent des pratiques beaucoup plus avancées que celles des douze autres membres du panel de foncières. « Valeur verte », une notion émergente Le lien entre performance économique et performance énergétique est un sujet émergent, mais la notion de « valeur verte » semble encore théorique : aucune entreprise n’indique en effet utiliser explicitement ce critère dans ses choix d’investissement. Trois gestionnaires d’actifs (Nexity, AEW Europe et Axa REIM) et trois foncières (La Foncière des Régions, la Société Foncière Lyonnaise et Icade, dans le cadre de la recherche de financements immobiliers innovants) s’intéressent tout de même au lien entre les performances environnementales et financières. En revanche, les promoteurs ne semblent pas encore savoir ou vouloir valoriser leurs démarches environnementales : la notion de « valeur verte » émerge peu dans les documents de communication et est donc très faiblement mise en avant auprès des clients.
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