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Ellen MacArthur : «La forêt, patrie de mon enfance»

10/04/2009
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Fiche pratique n° 258 / 1681
Les arbres font partie intégrante de ma jeunesse. Cette jeunesse, je ne la changerais pour rien, même si j'aurais difficilement pu la vivre plus éloignée de la mer ! J'étais toujours dehors, me promenant dans les bois, ou sur les collines avec mon chien Mac. Chaque soir après l'école ou dès que j'avais du temps libre, je jouais dans la forêt, découvrant les terriers de blaireaux, m'amusant avec de simples bâtons et construisant des repaires. Une fois, assise parmi les arbres, j'avais même imaginé écrire une lettre pour voir si on me donnerait un emploi de garde forestier à mi-temps ! Si quelque chose était endommagé, je tâchais de le réparer et, d'une manière générale, je me sentais responsable de l'environnement dans lequel je vivais. J'adore la nature, j'adore le vert de la campagne, et j'aime observer les changements de saison, voir les arbres se défaire progressivement de leurs feuilles à l'automne, observer les premiers bourgeons au printemps... La campagne est en perpétuelle évolution, et offre une foule de merveilles à celui qui sait lui prêter attention. La proximité avec la nature est précieuse et doit s'entretenir. J'aime la liberté que la campagne procure. Et il y a tant de paysages, de sensations différentes, de l'intimité d'une forêt profonde à la brise soufflant sur les vastes étendues... La verdure me manque très vite lorsque je suis forcée d'en être éloignée pendant quelques jours, et il n'y a qu'en mer que je trouve la même paix. Mon enfance m'a énormément appris, et les longues heures que je passe dehors me donnent le temps de la réflexion. J'ai vogué autour de la planète à plusieurs reprises, ce qui m'a permis de me rendre compte qu'elle n'est pas si grande que l'on peut le croire. Prendre soin du monde dans lequel nous vivons et l'état dans lequel nous le laisserons aux générations futures sont des choses qui me tiennent énormément à cœur. Chacun de nous doit réfléchir aux conséquences de ses choix et tendre vers un impact minimum. Il nous faut prendre soin de nos arbres, de notre terre, de nos animaux... mais aussi faire attention aux autres. La nature repose sur un équilibre délicat, équilibre dont nous faisons partie. Grandir à la campagne, c'est également voir une parcelle de campagne grandir en soi - c'est tout au moins le cas en ce qui me concerne. http://www.lefigaro.fr/vert/2009/04/10/01023-20090410ARTFIG00521--la-foret-patrie-de-mon-enfance-.php
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