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Les investissements en R&D des entreprises augmentent malgré la crise

18/11/2009
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Fiche pratique n° 307 / 1681
Les entreprises européennes ont davantage augmenté leurs investissements dans la recherche et le développement industriel que leurs concurrents américains et japonais en 2008, malgré le combat contre la crise économique mondiale. Les dépenses mondiales en termes de R&D d’entreprises ont augmenté de 6,9 % en 2008, selon le tableau de bord européen des investissements dans la R&D industrielle publié le 16 novembre. Pour les entreprises qui ont leur siège en Europe, la croissance des investissements représente 8,1 % de plus qu’en 2007. Il s’agit là d’une augmentation nettement plus importante que celle de 5,7 % connue par les entreprises américaines et celle de 4,4 % enregistrée au Japon. Deux entreprises européennes figurent dans le top 10 en matière d’investissements en R&D industrielle, Volkswagen arrivant en troisième position et Nokia en huitième. La première entreprise de ce classement est Toyota, qui a dépensé 7,61 milliards d’euros. Les entreprises américaines ont été, en moyenne, plus conservatrices que leurs concurrentes européennes. Elles représentent cependant toujours la moitié de la liste des dix entreprises qui investissent le plus dans la R&D : Microsoft, General Motors, Pfizer, Ford et Johnson & Johnson. La Suisse compte également deux entreprises dans le top 10: Roche et Novartis. Les entreprises situées dans les économies émergentes profitent toujours de la croissance la plus importante en matière de R&D. La Chine est en tête (40 %), suivie par l’Inde (27,3 %). Viennent ensuite Taiwan (25,1 %) et le Brésil (18,6 %). Une situation qui confirme l’idée selon laquelle la Chine et l’Inde pourraient doubler l’Europe et les Etats-Unis pour devenir les leaders mondiaux de la recherche en 2025 (EurActiv.com 25/09/09). Même si les dépenses de R&D ont été solides en 2008, le Tableau de bord fournit également les détails des bénéfices d’exploitation des entreprises, qui ont chuté de 30,5 % en Europe et de 19,1 % aux Etats-Unis. Leadership des secteurs pharmaceutique et biotechnologique La croissance de la recherche aux Etats-Unis est dominée par les secteurs à forte intensité de connaissances, notamment les industries pharmaceutiques, biotechnologiques et celles des technologies de l’information. En Europe, l’augmentation de la R&D est partagée de manière plus égale entre tous les secteurs. Les entreprises européennes sont à la pointe dans les domaines où l’intensité en R&D est dans la moyenne forte ou basse, comme par exemple les pièces détachées de voitures, les équipements électriques et le secteur des produits chimiques. Le secteur pharmaceutique et biotechnologique renforce sa position en tant que premier investisseur en R&D à la fois sur le plan international et à l’intérieur des Etats-Unis, représentant respectivement 18,9 % et 25 % des dépenses. Le secteur de l’automobile et des pièces détachées est le troisième plus important au niveau mondial en matière de R&D (17,1 %), et le premier dans l’UE (25 %) et au Japon (27 %). Si ce secteur est le premier touché par la crise, certaines de ses entreprises ont connu une croissance de leur R&D supérieure à 10 % l’an dernier. Volkswagen a augmenté ses investissements de 20,4 %, Peugeot de 14,4 % et Fiat de 14,1 %. D’autres entreprises ont réduit de manière considérable leurs dépenses en R&D, notamment Renault (-9,2 %), Daimler (-9,1 %), BMW (-8,9 %), Ford Motors (-2,7 %), et General Motors (-1,2 %). Le Tableau de bord de cette année a également confirmé la forte activité en matière de R&D d’entreprises opérant dans les technologies des énergies renouvelables. Les six entreprises européennes de ce secteur ont montré une croissance impressionnante de leurs investissements en R&D ces trois dernières années. POSITIONS: Le commissaire à la Science et la recherche Janez Potocnik a déclaré qu’il était bon que les entreprises européennes aient soutenu leurs investissements en R&D malgré la crise économique en 2008. « C’est la meilleure stratégie pour sortir plus fort de la crise. Nous devons soutenir les efforts des entreprises européennes et leur fournir des incitations afin de renforcer les secteurs intensifs en recherche de l’UE. Construire un vrai espace européen de la recherche fait partie de la réponse, avec les actions de l’UE destinées à promouvoir les investissements intelligents en R&D. Je salue également l’augmentation des investissements en R&D des entreprises européennes actives dans les technologies énergétiques pauvres en carbone. Elles représentent de nouvelles sources de croissance et d’emplois pour l’UE», a-t-il affirmé.
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