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Les régions face à la crise : au premier plan sur tous les plans

07/10/2009
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Fiche pratique n° 269 / 1697

Les régions face à la crise : au premier plan sur tous les plans

La crise a démontré que les régions qui étaient les plus directement touchées par le phénomène étaient également les plus à mêmes d'agir et de réagir. Définitivement au cœur du système, elles travaillent de plus en plus à la reconnaissance pleine et entière de leur rôle.

Les caisses de résonance de la crise économique

Les villes et régions sont responsables de plus des deux tiers de l'investissement public en Europe. 70% des investissements publics européens étant décidés au niveau local, la crise touche très rapidement et très concrètement leur territoire.

Selon les propres dires du Président de la Commission, José Manuel Barroso, les régions sont "le premier creuset de la connaissance, de l'activité économique, de l'emploi, de la cohésion sociale et l'innovation". De fait, c'est aussi le premier endroit où les effets de crise économique se font ressentir.

Le Président de la Banque Européenne d'Investissement (BEI), Philippe Maystadt, avait d'ailleurs prédit avant tout un lourd impact de la crise sur les collectivités territoriales en décrivant les régions comme les caisses de résonance de la crise économique.
 

Ne touchez pas à la décentralisation!

Claudio Martini, Président de la région Toscane et de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes a surnommé les régions "urgentistes de l'économie réelle". En effet, étant les premières touchées, elles mettent en place les premières mesures provisoires pour aider les populations ou les commerces de proximité à gérer la crise.

Elles apportent donc les réponses conjoncturelles immédiates, qui sont indispensables, mais n'en oublient pas pour autant le long terme. Beaucoup ont aussi, par exemple, renforcé leur budget d'investissement en 2009.

Et même si en temps de crise, la tentation pour l'Etat est de reprendre les rênes afin de gérer l'urgence, il ne peut pas leur retirer cette gestion là. Elles ont la légitimité financière pour intervenir et il est impensable que, pour cause de crise, les décentralisations qui fonctionnent en temps normal soient remises en cause.

Luc Van den Brande, président du Comité des régions (CdR), ne cesse de marteler le message. Au sommet des régions et des villes, il avait déclaré qu'aucun plan de relance ne pouvait être mis en œuvre de manière adéquate sans une participation en temps opportun des régions et des villes. Aux OPEN DAYS, il a encore rappelé que l'on ne pouvait pas construire l'Europe en commençant par le toit, en expliquant que "les régions et les villes d'Europe sont avant tout les fondations sur lesquelles nous pouvons construire notre Union en partenariat."

Parallèlement, il a fait en sorte de mettre en valeur et en ordre les actions des régions en temps de crise. En témoigne la création par 60 régions européennes de 10 pays d'un intergroupe "Crise automobile" au sein  du Comité des régions, qui a rendu de très significatives résolutions politiques.

Une voix qui monte

C'est à l'occasion du sommet européen des régions et des villes de mars dernier que les régions et autres autorités locales avaient commencé à élever la voix en s'imposant comme partenaire clé dans  la gestion de la crise. Après consultation, elles avaient fixé les lettres de l'approche coordonnée qu'elles souhaitaient voir mise en œuvre par le Conseil européen et le G20 lui-même.

Aujourd'hui, aux OPEN DAYS, la Ministre suédoise des entreprises et de l'énergie, Maud Olofsson, reconnaît ces revendications et rappelle que la politique de cohésion est le cœur des réponses à donner aux turbulences économiques. Le Président de la Commission en personne invite à ne pas confondre régions avec gestionnaires de fonds structurels car, dit-il, "les régions sont entièrement coresponsables de nos politiques".

Au printemps 2010, le rapport issu de la consultation des autorités locales et des villes sur la façon dont la stratégie de Lisbonne a été conduite sera là pour assurer la participation des régions à la redéfinition de la stratégie de Lisbonne.

Cette montée en puissance s'explique beaucoup par l'approche partenariale et fédératrice du Comité des Régions qui porte la voix de ces autorités. Une récente enquête Eurobaromètre montre que près de 60 % des citoyens européens souhaiteraient que les collectivités locales et régionales soit plus importante dans le processus décisionnel de l'Union Européenne. Ils ne seront pas déçus.


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