Les centres de rééducation et de réadaptation fonctionnelle (CRF), les établissements de santé publics et privés, les EHPAD ainsi que les structures médico-sociales et de soins à domicile (SSIAD, SAMSAH) recrutent activement des ergothérapeutes. Professionnel de santé incontournable de la chaîne de réhabilitation, l'ergothérapeute intervient pour maintenir, restaurer et faciliter l'autonomie des personnes en situation de handicap, blessées ou vieillissantes. Découvrez ses missions, les grilles de salaires et ses opportunités de carrière.
L'ergothérapeute intervient sur prescription médicale auprès de patients souffrant de handicaps moteurs, sensoriels ou cognitifs, temporaires ou permanents. Ses activités quotidiennes comprennent :
Évaluation et bilans : Réalisation de bilans personnalisés de la motricité, de la cognition et de l'environnement du patient afin d'identifier ses difficultés dans les actes de la vie quotidienne (se laver, s'habiller, cuisiner, se déplacer).
Rééducation et réadaptation : Conception d'activités artisanales, ludiques ou professionnelles pour solliciter et stimuler les fonctions déficitaires (rééducation motrice du geste, réhabilitation cognitive).
Aménagement de l'environnement : Conseil et mise en œuvre d'aménagements spécifiques du logement ou du poste de travail (rampes, plans de travail adaptés, domotique) pour optimiser la sécurité et l'indépendance du patient.
Préconisation d'aides techniques : Choix et apprentissage de l'utilisation de dispositifs d'assistance adéquats (fauteuils roulants, couverts ergonomiques, barres d'appui) et aide aux démarches de financement.
Bien qu'une partie des ergothérapeutes exerce en libéral, le statut de salarié en structure de soins garantit une pratique enrichissante en équipe pluridisciplinaire (médecins MPR, kinésithérapeutes, orthophonistes). Dans la fonction publique hospitalière (FPH), l’ergothérapeute est classé en catégorie A (corps des personnels de rééducation) :
En début de carrière : Le salaire de base s'établit généralement entre 2 100 € et 2 350 € bruts mensuels.
En fin de carrière : La rémunération brute de base peut atteindre environ 3 800 € à 4 000 € mensuels au dernier échelon du grade le plus élevé.
Primes et indemnités : Au traitement de base s'ajoutent le Complément de Traitement Indiciaire (CTI Ségur de 183 € nets par mois) ainsi que des primes annuelles ou indemnités de technicité selon l'établissement d'exercice.
Dans le secteur privé non lucratif (conventions CCN 51 ou CCN 66) ou lucratif (cliniques), les salaires d'embauche sont particulièrement compétitifs pour faire face aux besoins croissants du secteur d'aide à l'autonomie.
Pour exercer ce métier réglementé, il est obligatoire d'obtenir le Diplôme d’État d’Ergothérapeute (diplôme de niveau Bac+3, conférant le grade de licence).
La formation dure 3 ans au sein d’un Institut de Formation en Ergothérapie (IFE).
L'accès s'effectue majoritairement via la plateforme Parcoursup (après sélection sur dossier scolaire ou via une première année universitaire PASS / L.AS / STAPS).
Perspectives d'évolution en salariat : Après quelques années de pratique sur le terrain, l'ergothérapeute dispose de plusieurs opportunités de promotion professionnelle :
Devenir Cadre de santé paramédical (coordination d'un service de rééducation ou management d'équipes) après une formation de 10 mois en IFCS.
Se spécialiser dans des domaines de pointe comme l’ergonomie au travail, la conduite automobile adaptée ou le conseil auprès de fabricants de matériel d'accessibilité.
Évoluer vers des fonctions de coordination de parcours de soins ou s'orienter vers la recherche clinique.