Reclassement d'un gendarme en police municipale ne bénéficiant pas d'un détachement- recrutement
Fonction territoriale
Agent de police municipale -APM-(policier municipal)
Famille de métier : Police - Sécurité
Je suis gendarme en retraite après 23 ans et 8 mois de services effectifs (grade adjudant-chef en catégorie B).
J’ai opéré une reconversion vers la Police Municipale (catégorie C) mais ATTENTION je ne suis PAS SOUS DÉTACHEMENT, mon ancienne Institution (la gendarmerie) ne les accorde plus depuis environ 2/3 ans, suite aux DÉPARTS MASSIFS observés depuis quelques années.
*** Début mai 2024 : je postule à une offre d’emploi pour un poste d’adjoint au responsable d’une police municipale qui recrute au grade de Brigadier-Chef-Principal (le plus haut).
*** Courant mai 2024 : je suis reçu en entretien
*** 3 jours après : réponse positive de la part du RH recruteur
*** Mi juin 2024 : avec leurs excuses, car 2 semaines de retard suite à l’attente de réponse du CDG (centre de gestion), je reçois enfin une simulation de salaire TITULAIRE. Cette dernière mentionne bien le grade de Brigadier-Chef-Principal ainsi que l’indice de reprise qui est d’ailleurs le même que celui que je possédais en gendarmerie. Il est spécifié dans ce mail que cela reste une simulation car en attente du retour de la CNOI et de la validation du CDG.
*** Je décide donc de "cliquer" sur le bouton démission fin juin 2024, prenant ainsi 3 mois "de préavis", pour être confort.
*** Courant été 2024 le retour de la CNOI est dans les mains du RH de ma collectivité (agrément / autorisation de recrutement dans la fonction publique territoriale etc…).
Pour information, je suis sous couvert de l’article L.4139-2 du code de la défense "dispositif dérogatoire de reconversion".
*** 26/09/20024 : on me demande de venir signer mon arrêté de stagiaire
*** 02/10/2024 : 1er jour de service au sein du poste de police municipale et donc début de la période de 12 mois de stage/formation.
*** 04/10/2024 : Cela fait seulement 2 jours que j’ai commencé… on me rappelle déjà suite à une erreur de reclassement d’échelon ! 7ème au lieu du 9ème dans le grade de Gardien-Brigadier (pour la durée des 12 mois de stage… à priori !). Il semblerait que le CDG ait retoqué le RH dans mon reclassement mais on ne me rapporte rien d’autre de négatif ou de problématique dans ma situation. Je ne connais pas le système, je fais confiance…
*** 17/02/2025 : J’ai commencé ma FIA il y a 3 semaines, et dans le doute je demande une confirmation au RH, de mon futur salaire salaire titulaire. Cette simulation reste inchangée tant au niveau du grade que de l’échelon et donc de la rémunération. Je suis donc "rassuré".
*** 29/09/2025 : J’ai satisfait à ma formation en date du 18/09/2025 et je suis à 3 jours de ma titularisation. Ayant observé plusieurs erreurs sur la gestion de dossiers de divers agents au sein de mon service, je décide de prendre contact sur place avec mon RH. Je leur rappelle que dans 3 jours je passe titulaire et que mon arrêté de titularisation doit être préparé. PETIT VENT DE PANINQUE AU RH : RIEN N’A ÉTÉ EFFECTUÉ. J’entends alors dire entre deux agents : "au fait je dois le reclasser comment ??!!!!!" Bref je me dis ils savent ce qu’ils font, je dois patienter, rien de grave.
*** 01/10/2025 : La veille de ma titularisation. Je suis reçu par le DRH ! Blanc comme un linge et en panique. "Euh, bah en fait non… Brigadier-Chef-Principal ce n’est pas possible sans détachement, tu vas rester Gardien-Brigadier, classé ainsi !" "Désolé !"
Mon dossi
1) Points à clarifier d’abord (factuels)
- Ce qui engage juridiquement la collectivité, ce sont les actes administratifs (arrêté de nomination en stage, arrêté de titularisation, arrêté de classement/reclassement, éventuellement contrat si vous étiez contractuel).
- Une simulation de salaire ou un échange de mails peut aider à démontrer un contexte (information donnée, erreur), mais ne remplace pas un arrêté régulier.
- En police municipale, l’accès à certains grades peut dépendre de règles statutaires (conditions d’ancienneté, d’examen professionnel, de promotion interne, etc.). Sans les textes précis appliqués et sans vos arrêtés, il est impossible d’affirmer ici si le grade annoncé était légalement atteignable dans votre cas.
2) Sur le fond : une collectivité peut-elle “vous mettre” brigadier-chef-principal malgré le CDG ?
- Le centre de gestion (CDG) intervient souvent en appui / contrôle de légalité statutaire (selon les situations : affiliation, conventions, actes transmis, conseil).
- En pratique, une collectivité ne doit pas prendre un arrêté de nomination/classement contraire aux règles statutaires applicables. Si un arrêté est pris en méconnaissance des conditions de grade, il peut être irrégulier et exposer la collectivité (et l’agent) à une remise en cause.
- Le point “sans détachement” est central dans votre récit, mais il faut distinguer :
- Détachement (vous restez dans votre corps d’origine) ;
- Recrutement direct / intégration dans la territoriale (vous changez de fonction publique et vous êtes nommé sur un cadre d’emplois).
- Sans vos arrêtés et la base juridique exacte retenue (dont l’articulation avec L.4139-2 du code de la défense), on ne peut pas confirmer si le grade de brigadier-chef-principal était juridiquement accessible “à l’entrée” ou seulement via une procédure (promotion/avancement/examen).
3) Vos droits “concrets” dans une situation d’erreur d’information / de classement
Vous pouvez généralement agir sur 3 axes (qui peuvent se cumuler) :
### A. Obtenir et vérifier votre dossier administratif
Demander par écrit :
- vos arrêtés (stage, classement à l’échelon, titularisation, affectation) ;
- les avis/échanges avec le CDG et la CNOI si communicables ;
- la fiche de poste et tout document mentionnant le grade cible.
Objectif : identifier sur quel grade vous avez été nommé, et quel classement a été fixé à chaque étape.
### B. Demander officiellement une régularisation
Adresser au maire/président (autorité territoriale) une demande écrite :
- de réexamen de votre situation (grade, échelon, reprise d’ancienneté) ;
- de rectification d’éventuelles erreurs matérielles ou de droit ;
- et, si un préjudice est établi (écart de rémunération résultant d’une faute de gestion), une demande indemnitaire (réparation).
Précaution importante : si le grade supérieur n’était pas légalement possible, la régularisation portera plutôt sur ce qui est juridiquement atteignable (classement, reprise d’ancienneté, déroulement de carrière, avancement futur), et éventuellement sur l’indemnisation d’un préjudice lié à une information fautive.
### C. Recours administratifs et contentieux (si la collectivité refuse)
Selon votre situation, les voies classiques sont :
- Recours gracieux (auprès de l’autorité qui a pris l’arrêté contesté) ;
- Recours hiérarchique (selon l’organisation, pas toujours pertinent en collectivité) ;
- Recours contentieux devant le tribunal administratif contre l’arrêté (titularisation/classement) et/ou pour responsabilité (indemnisation).
Les délais dépendent notamment de la notification des décisions et des mentions de voies et délais de recours. En l’absence de ces éléments, il existe des cas où les délais ne courent pas de la même manière. Ces points sont à sécuriser avec des pièces datées.
4) Éléments à rassembler (utile pour un recours “effica
Notre réponse est purement consultative et n’a aucune valeur légale.
Ces informations sont données à titre indicatif et n’ont pas de valeur juridique. Elles vous seront néanmoins surement utiles.
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