L’employeur peut-il refuser une demande de mobilité sur un poste où moi seul postule ? - mobilité
Fonction territoriale
Educateur territorial de jeunes enfants - EJE-en voie d'extinction -Passage en catégorie A au 01/02/19
Famille de métier : Social
Je vous remercie pour votre retour.
Un employeur territorial peut refuser une mobilité ou une affectation sur un poste, mais ce refus doit respecter des règles de droit public et ne pas être discriminatoire.
1) Oui, la collectivité peut refuser une candidature interne
Dans la fonction publique territoriale, un changement de poste au sein de la même collectivité (mobilité interne, affectation, mutation interne selon les cas) n’est pas un droit automatique. L’autorité territoriale conserve un pouvoir d’organisation du service et de choix du candidat, y compris si :
- le poste est dans le même service,
- le poste correspond au même grade/cadre d’emplois (EJE),
- des postes restent vacants.
Le fait que des postes soient vacants ne suffit pas, à lui seul, à rendre un refus illégal.
2) Mais le refus n’est pas “sans limites”
Même si la collectivité a une marge d’appréciation, elle doit respecter plusieurs principes généraux :
- égalité de traitement entre agents candidats ;
- interdiction des discriminations (état de santé, grossesse, situation familiale, opinions, activité syndicale, etc.) ;
- absence de détournement de pouvoir (par exemple, refuser uniquement pour “bloquer” un agent sans motif lié au service).
En pratique, un refus est plus facilement contestable s’il est systématique, non expliqué, et sans lien apparent avec l’intérêt du service, mais l’appréciation dépend des éléments concrets du dossier.
3) “On m’impose une nouvelle crèche à la rentrée” : ce que cela peut recouvrir
Si vous êtes titulaire, l’employeur peut, selon les situations, modifier votre affectation pour répondre aux besoins du service. En revanche :
- il ne doit pas porter une atteinte disproportionnée à votre situation,
- et il doit respecter les règles applicables si la décision s’analyse comme une mesure individuelle défavorable (cela dépend des circonstances et des effets sur vos fonctions).
Il existe donc une zone d’appréciation : tout changement d’affectation n’est pas illégal, mais tout n’est pas possible non plus.
4) Ce qui est utile à demander/obtenir (factuel)
Sans entrer dans une procédure contentieuse, les points suivants sont généralement déterminants :
- la décision écrite de refus (ou, à défaut, une trace écrite) ;
- les motifs (au moins une explication liée au service : organisation, profil recherché, projet d’équipe, contraintes horaires, etc.) ;
- les éléments objectifs de comparaison (profil du poste, compétences demandées, raisons de non-adéquation invoquées).
5) Références utiles (sources institutionnelles)
- Textes statutaires et principes de gestion des agents : Legifrance (codes et textes applicables à la fonction publique).
https://www.legifrance.gouv.fr
- Fiches et articles d’information sur la mobilité et la carrière dans la territoriale : Emploi-Collectivites (rubrique blog/fiches).
https://www.emploi-collectivites.fr/blog-territorial.htm
- Informations générales sur la fonction publique : Service-public.fr.
6) Limites / précautions
La réponse dépend de votre situation exacte (nature du poste, fiche de poste, décision formalisée ou non, raisons invoquées, conséquences du changement de crèche, éventuels éléments médicaux ou familiaux). Sans ces pièces, il n’est pas possible de conclure avec certitude sur la légalité d’un refus ou d’une affectation.
Notre réponse est purement consultative et n’a aucune valeur légale.
Ces informations sont données à titre indicatif et n’ont pas de valeur juridique. Elles vous seront néanmoins surement utiles.
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