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Comment préserver la santé psychologique des managers et de leurs équipes en collectivités-Post de Catherine Lançon

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14/10/2021
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Fiche pratique n° 2043 / 2049
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management-territorial-sante-psychologie-lancon 1Comment préserver la santé psychologique des managers et de leurs équipes en collectivités ?

DGS, DGA, Directeurs, chefs de service, je sais qu’aujourd’hui vous êtes de plus en plus nombreux à ne plus arriver à décrocher du stress et à observer des signes de fatigue chronique.

J’accompagne des collègues qui agissent en s’engageant dans un coaching individuel car ils sentent que physiquement et moralement, ils n’en peuvent plus et n’arrivent plus à voir l’essentiel…Le manager se sent encore plus seul dans ces moments-là et un soutien bienveillant est bienvenu.

Une mesure récente du Baromètre Opinion Way (cabinet Empreinte Humaine) mesure un doublement des burn out des salariés en un an et la détresse psychologique d’un manager sur deux ! 

C’est encore un peu tabou de parler de santé psychologique au travail ?

Les symptômes d’une dégradation de la santé psychologique sont : les modifications de comportement, l’anxiété, les troubles du sommeil, la baisse de motivation, l’agressivité …

Les conséquences à moyen et long terme ?

Un absentéisme long ou répétitif qui se met en place progressivement, une dégradation du climat social de la collectivité, une dégradation de la motivation, des incivilités entre collègues voire des conflits ….

A contrario, une bonne santé psychologique c’est : un état de bien être, une capacité à être autonome, efficace, et de surmonter les turbulences ou imprévus.:)

Il est urgent de regarder ces symptômes et d’agir !

Oui mais comment ?

Si vous avez vraiment envie que cela change, alors, suivez le guide …et mettez en place les ingrédients indispensables pour la recette du bien être au travail  !

1—Le premier ingrédient : la bienveillance et l’empathie !

Pour détecter les symptômes,  il est nécessaire d’être un manager plutôt empathique et bienveillant.

Vous allez me dire « on n’est pas là pour discuter, écouter ; on est là pour travailler ! ». Oui mais vous pouvez travailler mieux et de façon plus efficace justement en écoutant davantage vos collègues.

C’est prouvé et mesuré :

L’empathie est une compétence essentielle des managers ; elle est au top des sofskills attendus !

Une étude publiée dans l’Academy of Management Journal a montré que lorsque les gens sont victimes d’impolitesse au travail, leurs performances en pâtissent et ils sont moins enclins à aider les autres.

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L’empathie a des effets positifs sur :

- l’innovation : les agents sont plus susceptibles de se sentir capables d’innover,

- l’engagement ,

- le maintien dans le poste,

- l’inclusion dans le groupe,

-  la conciliation entre vie privée et vie professionnelle.

Et ce sont les ingrédients essentiels d’un bienêtre au travail .

C’est quoi exactement alors l’empathie ?

Ce n’est pas seulement se mettre « à la place de l’autre » en pensée ...c’est se soucier de l’autre, prendre en considération et l’aider à agir   par :

- l’écoute des inquiétudes et les solutions proposées par leurs agents,

-la compréhension des difficultés d’un employé et proposer des ressources, pour l’aider,

- l’appréciation du point de vue d’une personne et s’engager dans un débat sain qui débouche sur une meilleure solution,

L’empathie ce n’est pas penser et faire à la place de l’autre. Sinon, le triangle infernal des jeux de rôle Sauveur/victime/Persécuteur va s’installer. Ce n’est pas non plus écouter sans agir.

L’empathie, c’est écouter, entendre l’autre et le respecter, en le soutenant et le valorisant par l’action.

2- Et on fait ça comment ? C’est le deuxième ingrédient :  soigner la qualité de sa communication !

Une communication de qualité, c’est la combianison des 3 éléments suivants :

        1- Les signes de reconnaissance : le bonjour du matin, le petit mot prenant des nouvelles,  avec le sourire, l’ouverture du visage et de la posture corporelle, le regard qui est centré sur la personne à qui je parle… Même quelques secondes, ce sont lpar es signes de  reconnaissance que vous commencez à donner de la valeur à l’autre.

        2- L’écoute active : elle passe par l :

-les signes de reconnaissance

- la pleine écoute de l’autre, sans le couper,

- le questionnement pour aider à préciser,

- la reformulation pour vérifier ce que j’ai compris et valoriser ce qui m’a été dit,

- et l’authenticité : je dis et fais ce que je pense, je suis sincère dans ma communication.

        3- Le non-jugement de l’autre et de ce qui est dit : juste écouter et si je ne suis pas d’accord, apporter ma vision des choses sans l’imposer à l’autre et sans nier la valeur de ce que l’autre m’apporte.

Le frein essentiel à la bonne communication est d’attendre de l’autre qu’il réagisse ou pense comme vous vous y attendiez ...L’acceptation de la différence d’avis et de vision est la base d’un réel échange et de la communication.

3-  Le Troisième ingrédient  de la recette du bien être au travail  : Redonner du sens à chaque fonction :

Profitez des entretiens d’évaluation annuel pour repartir des missions de chaque agent et retrouver le sens de chaque fonction ou métier.  Permettez au collectif de se réapproprier le sens de sa mission : pour quel service public ? Pour qui ? Echangez régulièrement en équipe sur le sens et les objectifs à court et moyen terme, en les ajustant au fur et à mesure.

Cela va permettre de recentrer les activités sur l’essentiel de la mission , le coeur du métier. Beaucoup d’agents constatent l’absurdité de situation : de plus en plus d’attentes, sans moyens.

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Revenons aux objectifs SMART : simples, mesurables, atteignables, réalistes et temporalisés. Mettez en face des objectifs, les moyens ou ressources nécessaire et possibles ; sinon révisez les objectifs sous peine de démotiver, dévaloriser voire mettre en échec vos collègues.

A chaque urgence, mesurez le degré d’urgence réel au vu de critères définis en fonction du sens réel et initial de votre mission.

4- Le 4ème ingrédient :  Donner le droit à l’erreur et à l’expérimentation pour développer  l’autonomie et la créativité des collègues.

C’est essentiel de donner ce droit à l’erreur car cela autorise à l’action, avec des ajustements possibles. Pour cela, des retours réguliers sont nécessaires pour réajuster dès que nécessaire.

Dans le contexte d’incertitude que nous connaissons , où tous les paradigmes connus jusqu’alors ne fonctionnent plus, le droit à l’expérimentation permet d’avancer pas à pas, et de construire des réponses adaptées aux situations inédites.

Osez les groupes de travail interservices, inter directions, voire avec des partenaires ou des usagers, pour ouvrir le regard et prendre en compte divers points de vue.

Les solutions ne se trouvent pas dans ce qui a toujours été fait mais dans un nouveau regard, une prise de recul.

Des méthodes simples comme les Chapeaux de Bono, les ateliers de Co développement, le coaching d’équipe, peuvent vous aider à manger autrement, en intégrant davantage les expertises ou analyses de vos collègues.

Et tous ces ingrédients donneront un résultat excellent avec une dose de joie ; donnez-vous le droit de prendre plaisir à travailler avec vos collègues, dans la joie et la bonne humeur ! Osez les temps de breaks amusants musicaux ou ludiques ! 5 minutes de pause ludiques permettent de relancer les énergies:)

Catherine Lançon

Coach professionnelle certifiée

Liberty Coach

06 31 13 91 67

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Questions les plus fréquentes sur la fonction publique :

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